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Une brique après l’autre

À ses débuts, la Bibliothèque logeait dans des appartements situés à proximité de la Main (le boulevard Saint-Laurent), alors le centre névralgique de la communauté juive de Montréal. Uniquement soutenue par les campagnes de financement organisées par ses membres, elle a ensuite quitté les appartements loués pour s’établir dans ses propres locaux.

Grâce au dévouement de ses membres, la Bibliothèque a construit son propre édifice en 1952. Conçu par Harry Mayerovitch, architecte et artiste local, l’édifice de la BPJ a exigé huit ans de travail, de la première campagne de financement en 1945 à l’ouverture officielle de l’institution en 1953. Véritable centre culturel, la Bibliothèque comprenait un auditorium, une galerie d’art, des salles de réunion, une salle de concert et un studio d’art. L’envergure de cet édifice public reflétait l’importance et la vitalité de la communauté.

 Située à l’angle de l’avenue du Mont-Royal et de l’avenue de l’Esplanade, la nouvelle bibliothèque se trouvait à proximité de la Young Men’s Hebrew Association, de la Young Women’s Hebrew Association, de Fletcher’s Field (aujourd’hui le parc Jeanne-Mance), de la Hebrew Old People’s and Sheltering Home, ainsi que de plusieurs synagogues et organismes communautaires. Au cœur du nouvel édifice, deux pierres commémorant le passé et le futur de la communauté étaient installées à des endroits stratégiques. La première, un fragment de pilier de la synagogue Tłomackie à Varsovie, détruite pendant la Shoah, avait été remise à la Bibliothèque par les autorités polonaises. Aujourd’hui, ce fragment est conservé au Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal, grâce à un prêt à long terme. La seconde pierre, qui provenait du mont Sion, avait été envoyée à Montréal par le gouvernement israélien.

 Au milieu du XXe siècle, la communauté se déplace progressivement vers la banlieue de l’ouest de la ville. Afin de demeurer au centre de la vie juive, la Bibliothèque vend son édifice et déménage dans une résidence louée du boulevard Décarie, avant d’emménager dans son emplacement actuel, sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine.